Faire plus avec moins

On entend souvent l’objectif, ou la directive, de « faire plus avec moins ». Le manque de ressources, la compétition féroce, les budgets serrés, toutes les raisons sont bonnes pour « faire plus avec moins ». Et si on remplaçait l’objectif pécunier par l’amélioration du bien-commun ? Aurions-nous des retombées financières probantes ? C’est le pari que Microsoft Japon a relevé au mois d’août dernier.

Pourtant cet exploit semble encore peu connu : à un événement d’affaires cette semaine, moins de 30% des entrepreneurs et des dirigeants en avaient eu vent. Il faut continuer d’éduquer la communauté d’affaires sur ses bienfaits. Et ceux-ci n’étaient pas qu’humains : Microsoft Japon a vu sa productivité augmenter de 40 %.

En tant que coach PNL corporatif, ma mission est simple : allier performance et bien-être dans le monde des affaires vers une cohérence écologique et éthique. Faisant suite à l’article de ma collègue Julie Tardif, CRHA la semaine passée, je crois sincèrement que « la semaine de 4 jours » peut devenir une nouvelle revendication qui permet concrètement de faire plus avec moins, autant pour l’organisation, que pour l’humain et l’environnement.

Moi-même ambassadrice de la semaine de 4 jours, je trouve de nombreux avantages à cette diminution du temps de travail. Elle nous incite à mieux gérer notre temps. En priorisant les tâches importantes et essentielles, nous diminuons les pauses et les distractions inutiles. Microsoft Japon l’a d’ailleurs prouvé, le temps des réunions est passé d’une heure à 30 minutes.

Avec davantage de temps libre, la qualité de vie des employés s’améliore. Étant plus reposés, ils sont plus concentrés et performants lors des moments consacrés au travail. Il en résulte une augmentation de la productivité, mais aussi de la qualité du travail accompli. Et un meilleur climat s’instaure au sein de l’entreprise et renforçant la cohésion des équipes. Sans oublier tous les bénéfices sur la santé et la diminution des congés de maladie !

En extrapolant, on y trouve même des bienfaits écologiques et économiques considérables. Car le travail entraîne beaucoup de déplacements et de dépenses de consommation qui ont un coût environnemental. En continuant de travailler autant que nous le faisons actuellement, non seulement nous continuerons de détruire notre santé mais nous détruirons aussi notre planète. Travailler moins en faisant plus semble devenir une nécessité pour le progrès de notre humanité.

La mise en place de la semaine de 4 jours peut prendre plusieurs mois et pour certains, 1 à 2 ans. Pendant ce temps, le nombre de dépressions et d’épuisements professionnels (burnout) augmente. Nous devons dès maintenant ouvrir le dialogue et repenser collectivement l’économie de notre mode de vie. Et il me ferait grand plaisir d’amorcer ce dialogue avec vous dès maintenant.

Auteure

Isabelle Cloutier

Coach professionnelle affiliée, certifiée PNL


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