Prenons le temps de vivre !

Et si c’était aussi simple ? La conciliation travail et vie personnelle est un concept qui existe depuis plus de 40 ans et qui représente, encore aujourd’hui, un défi de taille. Tel que mentionné par ma collègue Andrée Mantha dans son article la semaine dernière sur le capital psychologique (PsyCap), l’employeur a le pouvoir d’impacter positivement les capitaux mobilisateurs des employés. Cette semaine, je vous fais réfléchir à ce qu’on appelle « le capital famille ».

À l’origine, le besoin concernait spécifiquement les femmes entrant sur le marché du travail. Toutefois, avec les changements technologiques, la concurrence mondiale et l’apparition des nouvelles générations dans les milieux de travail, les besoins sont devenus une source de préoccupations pour les entreprises. Elles cherchent la loyauté et la motivation des travailleurs qui se font de plus en plus rares. Sans oublier la pénurie de main-d’œuvre qui est maintenant omniprésente. Les mesures visant à favoriser la conciliation travail et vie personnelle sont donc des incontournables.

De multiples recherches démontrent que l’investissement en vaut la chandelle. On a qu’à penser aux bienfaits:

  • Diminution du stress et de la fatigue ;
  • Diminution de l’absentéisme ;
  • Diminution des coûts reliés aux absences (remplacement, invalidité, etc.) ;
  • Diminution des départs volontaires ;
  • Augmentation de la performance de l’entreprise ;
  • Amélioration de la qualité de vie et du bien-être au travail ;
  • Amélioration de l’attraction, de la rétention et de la mobilisation des employés.

Pour n’en nommer que quelques-uns…

Et pourtant vous lisez cela et vous grincez des dents à chaque nouvelle demande d’accommodement. Car est-ce réellement possible à implanter ? La réponse : Certainement !

Plusieurs solutions simples, et à peu de frais, peuvent être mises en place rapidement afin d’avoir un impact sur le capital famille. On a qu’à penser aux horaires flexibles, aux banques de congés payés, au télétravail, aux services de conciergerie (nettoyeur, coiffeur, traiteur, services automobiles) et aux services de santé (abonnement à un centre sportif, massothérapie, cours de yoga, ateliers divers).

Tout est une question d’équilibre ! Il faut tenir compte des besoins de l’entreprise, mais tout en tenant compte de ceux des employés. Sonder les besoins et les intérêts permettront d’agir aux bons endroits et d’obtenir l’impact le plus significatif. Il est connu que, lorsqu’on s’attaque aux problèmes à la source et qu’on fait de la prévention, ça ne peut qu’être bénéfique.

Prenons le temps de vivre !

Auteure

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